"La Comète"
On nous répète qu'il suffit d'aimer assez fort pour traverser les tempêtes.
Pourtant, personne ne nous prépare à cette vérité : parfois, l'amour est immense... et pourtant il ne suffit peut être pas.
Il y a ceux qui respirent dans les bras de l'autre. Et ceux qui ne retrouvent leur souffle que dans la solitude.
L'un construit un "chez soi" et s'y sent enfin chez lui. L'autre regarde les mêmes murs et a l'impression que l'air disparaît.
Non pas parce qu'il aime moins, mais parce qu'il ne sait respirer que les fenêtres ouvertes.
Alors on parle de timing. On se dit qu'il a peut-être besoin de partir, d'explorer, de se perdre un peu pour mieux se retrouver.
Et si c'était vrai ?
Car il arrive que l'absence révèle ce que la présence rendait invisible. On croit partir chercher quelque chose, avant de comprendre que ce qui nous faisait respirer était déjà là.
Certaines personnes ne prennent toute leur place dans notre cœur qu'au moment où leur absence devient impossible à ignorer.
Aimer, ce n'est peut-être pas demander à un oiseau de vivre sous l'eau, ni à un poisson d'apprendre à voler. C'est accepter que chacun possède son propre élément.
La plus grande preuve d'amour est peut-être celle-ci : regarder celui qu'on aime étouffer dans un monde où, nous, nous sommes enfin en paix... et choisir de ne pas le retenir.
Le laisser partir, non pas parce qu'on l'aime moins, mais parce qu'on l'aime assez pour ne pas lui demander de respirer dans un monde qui n'est pas le sien.
Et croire qu'un jour, peut-être, il comprendra que l'air qu'il cherchait partout avait toujours le parfum de quelqu'un.
Car certains départs ne servent pas à oublier. Ils servent à mesurer l'importance de ce que l'on croyait pouvoir quitter.
Et si ce n est pas le cas, se contenter d’avoir eu le plus beau cadeau qu’une comète peut nous offrir, d'avoir traversé notre ciel même l’espace d’un instant…
À ma FP...
